Jean Spinette



Fin du mois des fiertés

Le mois des fiertés touche à sa fin, mais ce qu’il représente ne s’arrête pas au 30 juin. Juin est devenu, depuis les émeutes de Stonewall en 1969, un moment collectif où les personnes LGBTQIA+ peuvent se rassembler, célébrer leur identité et rappeler que leurs droits ont été arrachés de longue lutte, pas offerts.

Ce mois compte parce qu’il rend visible ce qui, le reste de l’année, est encore trop souvent invisibilisé, moqué ou nié. Il permet à des jeunes qui se sentent seuls de voir qu’ils ne le sont pas. Il donne de la force à ceux qui vivent dans des pays ou des contextes où leur simple existence est un danger. Et il rappelle aux sociétés que les droits acquis mariage, filiation, protection contre les discriminations restent fragiles et peuvent être remis en question.

Mais la fierté ne devrait pas être un feu d’artifice d’un mois. L’enjeu, après juin, c’est de transformer les paillettes en actes : continuer à écouter, à défendre, à corriger les lois et les mentalités qui excluent encore.